Un détenu étiqueté «ultra-gauchiste» à la prison de Seysses

Publié le par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com

JUSTICE. Dérive autoritaire inquiétante, en tremble la députée européenne EE-LV Catherine Grèze. J'en ai la chair de poule». «C'est ahurissant», s'insurge M° Christian Etelin.
L'appartenance supposée à «l'ultra gauche» d'un délinquant présumé défendu par cet avocat est mentionnée en toutes lettres sur l'ordonnance qui le place en détention provisoire à la maison d'arrêt toulousaine de Seysses.

Là n'est toutefois pas le motif de la détention dudit présumé délinquant. Ce garçon est d'abord soupçonné d'avoir mis à sac les locaux de la Protection Judiciaire de la Jeunesse à Labège le 5 juillet dernier avec trois autres jeunes gens. Ce que tous les quatre nient. L'un de ces jeunes gens vient d'ailleurs d'être libéré.

Condamnant «fermement» l'acte de vandalisme en lui-même, l'élue écologiste se garde bien de se prononcer sur le fond quant à la culpabilité réelle ou supposée du détenu étiqueté gauchiste. Elle dit juste ne pas comprendre qu'un engagement militant figure sur un document signé par un juge.

En fait, la mise-à-sac de Labège ayant été considérée à l'instruction comme un acte militant, l'appartenance supposée à cette mouvance a été entendue comme un facteur de «risque de réitération» justifiant la détention du gauchiste en question.  

«Je crains qu'il ne s'agisse une nouvelle fois d'un délit d'opinion flagrant », reprend Catherine Grèze. Avant d'en saisir éventuellement la Cour européenne des droits de l'homme, elle a adressé mercredi 18 janvier une lettre pleine d'interrogations au Garde des Sceaux.

LibeTse.

Publié dans surveiller et punir

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