Mardi 6 septembre 2 06 /09 /Sep 17:12

LES TRAVAILLEURS DE LA FONDERIE DU POITOU ALU EN GREVE S’ADRESSENT A VOUS !

 

La veille du 14 juillet la direction de FDPA a annoncé  » un plan de compétitivité  » consistant à imposer une baisse des salaires pour le personnel de production de 15 %, ainsi que le passage du temps de travail de 38h75 à 35h payées 35. Toutes ces mesures cumulées à la perte des heures supplémentaires, aux incidenchttp://fa86.noblogs.org/files/2011/08/labor-300x255.jpges sur toutes les primes, à la suppression de la grille des salaires se traduiraient par une baisse inacceptable de 25% des salaires.

 

De plus, il est question pour la main d’œuvre indirecte la mutation provisoire dans le groupe d’un cinquantaine de personnes au bon vouloir de la direction, le gel des salaires de 3 ans, la suppression des 14 jours de RTT.

 

Toutes ces mesures représenteraient, si elles étaient appliquées de 4500 à 5000 euros de baisse du pouvoir d’achat – soit trois mois de salaire par an ! Qui peut accepter de telles mesures dont le seul but est de remplir les poches des actionnaires ?

 

Nous considérons qu’il s’agit d’une véritable agression de la part des patrons de FDPA, du groupe Montupet quatrième repreneur depuis 10 ans et de Renault qui est le principal client pour la fabrication des culasses.

 

Nous n’acceptons pas la baisse de nos salaires alors que Montupet engrange des profits et annonce une situation florissante avec un chiffre d’affaire en hausse dans les années à venir.

Nous savons que nous pouvons compter sur votre compréhension et votre solidarité car tous les travailleurs sont confrontés à leur crise, qu’ils veulent nous faire payer. La crise ce n’est pas la notre, ce sont les patrons, les banquiers et les riches qui doivent la payer.

Dans les jours, les semaines à venir nous ferons tout ce qui est possible pour mettre en échec le plan injuste de Montupet car il est vital que tous les travailleurs des fonderies du Châtelleraudais de la Vienne et d’ailleurs, comprennent qu’il est temps de dire stop ! Accepter les sacrifices aujourd’hui ne sera d’aucune protection et garantie contre les attaques de demain sur l’emploi et les salaires.

Le seul choix qui s’impose c’est le retrait immédiat et sans condition que représente ce plan de régression sociale car si les patrons réussissent aux fonderies ce sera un encouragement pour les patrons de la Vienne et du patronat en général d’appliquer ce type de mesures à l’ensemble de la classe ouvrière.

C’est pour ces raisons que nous, les travailleurs de la fonderie alu, s’adressons à vous pour que votre solidarité, dans l’action et sur vos propres revendications, dans les diverses manifestations à venir, permettent que notre colère soit victorieuse et empêche les patrons voyous d’arriver à leurs fins.

Ingrandes, le 1 septembre 2011

Fonderie alu : le tribunal rejette l’action en référé du comité d’entreprise

Ce matin, le juge des référés du tribunal de grande instance de Poitiers a rejeté le recours du Comité d’entreprise de la Fonderie Poitou Alu qui avait assigné sa direction pour dénoncer le manque d’informations relatif à l’annonce, au mois de juillet, du « plan de compétitivité » de l’entreprise qui prévoit notamment une baisse des salaires de 15 %.

Sur la forme, le jugement constate la régularité de la procédure pour les convocations et l’ordre du jour aux réunions du comité d’entreprise, soulignant que l’information donnée était « suffisante ».

Centre Presse, 31/08/2011

Fonderie Alu: le recours du comité d’entreprise rejeté

Le jugement du tribunal, rendu hier, considère que la procédure de la direction concernant son projet de plan de compétitivité n’a pas de caractère irrégulier.

 

M Ménard, l'avocate du comité d'entreprise de la Fonderie Alu, ne baisse pas les bras malgré un délibéré défavorable. jfrullier

Dans la foulée de l’audience du 24 août, le jugement du Tribunal de Grande Instance de Poitiers est tombé hier matin. Il ne conteste pas, sur la forme, la régularité de la procédure de la Fonderie Aluminium du Poitou (FDPA) concernant son projet de plan de compétitivité dévoilé le 13 juillet.

« Il nous faut plus d’éléments d’information »

Selon le juge, les convocations au comité d’entreprise et l’ordre du jour « ont été faits comme il faut » et « l’information donnée était suffisante ». Le CE de la Fonderie Alu avait assigné sa direction en référé pour « entrave et défaut dans l’information consultation ».

Ce mercredi, aucun représentant syndical n’était présent. « Tout le monde a repris le boulot lundi et ils ne vont pas faire deux heures de route pour cinq minutes de délibéré », soulignait M Malika Ménard, l’avocate du CE, déçue par la décision. « Le juge a dû estimer que nous disposions d’assez d’informations à ce stade du projet. »
Une réunion extraordinaire du CE est programmée vendredi, au cours duquel quatre mesures seront discutées selon M Ménard . « Ce jour-là, il nous faudra plus d’éléments d’information que le document de 12 pages à notre disposition pour défendre les intérêts des salariés et faire valoir notre point de vue. » Pour elle, les salariés, qui subiront un avenant à leur contrat de travail si le plan est validé, doivent pouvoir décider « en toute connaissance de cause » d’accepter ou non la proposition qui leur sera faite.

M Ménard estime que le personnel de l’usine est « très remonté » à Ingrandes-sur-Vienne: « Comment accepter une diminution de salaire alors que le groupe n’a aucune difficulté financière? » interroge-t-elle.

A l’inverse, c’est parce que les responsables jugent la situation économique du site châtelleraudais alarmante que le groupe Montupet veut prendre ce train de mesures. Pour le mettre en route, il devra prouver que l’avenir de l’entreprise est en péril. Quitte à se voir mettre des bâtons dans les roues. « Si le plan est adopté, nous demanderons son annulation », anticipe déjà M Ménard.

(1) Diminution de 15% des salaires et passage du temps de travail de 38h30 à 35h pour le premier collège; suppression de 14 jours de RTT et 50 salariés volontaires pour travailler selon les besoins dans les différentes unités du groupe pour le deuxième collège.

Patrice Mochon, délégué syndical CGT de la Fonderie Alu.
en savoir plusPatrice Mochon (CGT): « On va continuer à se battre »Au local du comité d’entreprise de la Fonderie Alu, Patrice Mochon, délégué syndical CGT, jongle avec les téléphones après le jugement du TGI de Poitiers. « Il n’est pas dans nos intentions de discuter une décision de justice, indique-t-il entre deux coups de fil. Celle-ci a plutôt tendance à inciter les salariés à continuer à se battre davantage encore ».
Après la forme, place au fond du dossier maintenant. « Ce que l’on conteste, c’est la volonté du groupe Montupet à vouloir baisser les salaires au niveau du Smic pour réaliser une plus-value supérieure sur la revente des pièces à Renault, poursuit Patrice Mochon. Et on se demande ce qu’ils ont derrière la tête à moyen terme alors que l’entreprise a réalisé des bénéfices l’année dernière avec un gain de productivité de 10%. Qu’est-ce qu’il leur faut? Pour eux, c’était une aubaine de mettre la main sur un concurrent comme nous qui fournissons Renault. Et nous sommes compétitifs dans la novation moteur qui s’annonce. Simplement, l’actionnaire doit se décider à investir. »

Jean-François Rullier, Centre Presse, 01/09/2011

 

La grève continue à la Fonderie du Poitou alu

Les salariés d’Ingrandes ont voté la reconduite de la grève pour aujourd’hui. Ils manifesteront dès ce matin en zone Nord à Châtellerault.

Après deux jours de repos, les salariés de la Fonderie du Poitou aluminium sont toujours aussi motivés. Dès hier après-midi, ils ont décidé de la reconduite de leur mouvement. Rappelons qu’ils s’opposent depuis leur retour de congés au plan annoncé par la direction en juillet qui prévoit une baisse en moyenne de 23% des salaires. Alors que dans le même temps le groupe Montupet, qui a repris la fonderie, a réalisé un bénéfice de 6,7 millions.

Un soutien venu de Lorient

Hier, pour leur retour sur le site d’Ingrandes, les salariés ont décidé de distribuer des tracts dans le rond-point à l’entrée de Dangé-Saint-Romain afin de sensibiliser les automobilistes à leur cause. L’action n’a toutefois pas perturbé la circulation.

Après un retour pour un barbecue devant l’entreprise, les grévistes ont bloqué le passage des camions entre les deux entités, fonte et aluminium. Avant de faire une petite visite des entreprises de la zone industrielle de Saint-Ustre. A Aigle, les salariés sont entrés dans l’entreprise et ont pu discuter avec les employés. « Ils ont eu un super-accueil », résume Patrice Mochon, délégué syndical de la FDPA.

Contact moins chaleureux à Hutchinson où la direction avait été prévenue de l’arrivée de la délégation. « On n’a pas insisté. »
Les encouragements sont arrivés d’ailleurs: de Lorient, les salariés de la SBFM ? ancienne filiale Teksid comme la fonderie d’Ingrandes redevenue Renault ? ont fait part de leur soutien à leurs anciens camarades.

Avant la dispersion, les salariés ont donc revoté la grève et décidé de mener une action dès ce matin en zone Nord de Châtellerault. D’autres manifestations de formes diverses pourraient suivre dans les prochains jours.

Laurent Gaudens, Centre Presse, 06/09/2011

 

compilation d'articles effectuée par le groupe Pavillon noir de la F.A.

Par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com - Publié dans : la lutte c'est classe !
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