Wikileaks révèle l'envers du décor du renseignement privé.

Publié le par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com

Après s'être attaqué à l'armée et à la diplomatie américaine, et plus récemment aux systèmes de surveillance et d'interception des télécommunications, Wikileaks s'en prend désormais à l'agence de renseignement privée Stratfor en annonçant la diffusion de 5 millions de mails récupérés par le collectif Antisec en fin d'année dernière. Ces emails couvrent la période de juillet 2004 à fin décembre 2011, date à laquelle Antisec s'est procuré les mails en question.


Comme lors du Cablegate, Wikileaks s'est entouré de partenaires internationaux tels que Owni (France), Rolling Stone (USA) ou encore La Republica (Italie), afin d'analyser le contenu de ces courriels, les classer chronologiquement et par thèmes, et proposer des articles et des réflexions autour des sujets mis en lumière. Nous devrions donc dans les semaines et les mois qui viennent bénéficier de révélations de la même ampleur que celles découvertes lors de la parution des câbles diplomatiques américains.


Les informations déjà publiées dressent un portrait peu flatteur et inquiétant de cette société de renseignement. On y apprend notamment que Stratfor aurait surveillé un certain nombre de personnes --- notamment les « Yes Men », activistes demandant justice suite à la catastrophe de Bhopal en Inde en 1984 --- pour le compte de clients publics et privés, qu'elle inciterait ses employés à utiliser des techniques psychologiques de manipulation, ou encore serait impliquée dans des affaires de malversations

financières (incluant pots de vin et autre blanchiment d'argent).

 

Wikileaks dévoile aussi les liens étroits http://wikileaks.org/the-gifiles-fr.html> qu'entretenait l'agence de renseignement avec diverses organisations proches de gouvernements, notamment des organismes étatiques américains, le Mossad, ou encore des ambassades.

« Le Parti Pirate a toujours défendu le respect de la vie privée et la protection des données à caractère personnel, indique Valentin Villenave, l'un des porte-parole du Parti Pirate. Cette nouvelle publication de Wikileaks montre la légèreté avec laquelle des sociétés comme Stratfor enfreignent ces droits fondamentaux ; à ce titre elle apporte aux citoyens un outil démocratique que la presse en place a cessé de lui donner. »

La ligne de défense de Stratfor, qui veut voir en ces publications « une violation déplorable, malheureuse et illégale de la confidentialité  », est particulièrement ironique : comme en témoignent les exemples cités ci-dessus, cette société agit en enfreignant la loi pour le compte de sociétés privées et de gouvernements, en utilisant des méthodes de surveillance et de manipulation qui doivent être dénoncées.


« Le Parti Pirate condamne fermement les pratiques de la société Stratfor, et témoigne son soutien à Wikileaks et ses partenaires de l'opération Global Intelligence Files, poursuit Valentin Villenave. L'opacité de ces sociétés de renseignement, de surcroit lorsqu'elles sont privées, doit être fermement combattue ; souhaitons que l'exemple de Wikileaks redonne du courage à la presse dans son ensemble. »

parti pirate

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