Un squat en sursis rue des Feuillants

Publié le par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com


 

 

Un groupe proche des milieux anarchistes occupe un immeuble appartenant à Logiparc. Mais la procédure pour faire évacuer ces lieux vétustes est en cours.
 
Deux banderoles au 1 étage de l'immeuble « squatté », dont l'une fait état de « portes ouvertes ».
Mais pas pour la presse.

Seules deux banderoles pendouillant aux deux fenêtres du premier étage témoignent, de l'extérieur,

d'une présence inhabituelle dans cet immeuble des 89 et 89 bis de la rue des Feuillants.

Depuis le début du mois, un groupe de jeunes militants,

semble-t-il proches des milieux anarchistes,occupent les lieux. En toute discrétion.

 

Seul un communiqué laconique,

envoyé à la presse et disponible sur des forums internet alternatifs et anarchistes, entend expliciter cette présence: « Notre démarche est politique, nous entendons par là faire de cette habitation un lieu d'échange,

de rencontre (repas de quartier, friperie, expressions diverses...). »

"Ce bâtiment n'est pas sécurisé, certains endroits sont très dangereux"

Et de poursuivre:  

« Nous vous invitons donc à venir participer à différents débats ainsi qu'à proposer des sujets de discussions. »

 

Malgré cette volonté affichée d'ouverture,

et la formule « portes ouvertes »inscrites sur l'une des deux banderoles du 1 étage,

les occupants ne souhaitaient manifestement pas en dire davantage aux journalistes ce lundi.

« Tout est dans le communiqué, que nous avons élaboré collectivement »

, lâchait juste hier matin une poignée d'entre-eux, croisés devant la porte close du 89.

Selon les informations postées sur le forum d'un site anarchiste,

le squat serait baptisé « le con » et aurait pour vocation de proposer,

entre autres, des débats sur les questions de genre.

Reste que ce squat de la rue des Feuillants pourrait ne pas faire long feu.

 

Hier, Jean-François Macaire, président de Logiparc,

rappelait que l'immeuble en question est mitoyen de l'ancienne « chausseterie »,

longtemps théâtre d'un squat en 2007.

Surtout, il indiquait le caractère extrêmement vétuste des locaux actuellement occupés:

« Ce bâtiment n'est pas sécurisé, certains endroits sont très dangereux, l'escalier est en très mauvais état... »

Dans ces conditions, Logiparc a changé les serrures il y a quelques jours pour tenter de faire partir les squatters.

En vain

. L'office est désormais passé à la vitesse supérieure

en engageant les procédures légales pour faire évacuer les lieux. 

 

« Le tribunal vient d'être saisi de notre demande.

Il va constater l'occupation des lieux et les squatters seront invités à quitter l'immeuble »,

note Jean-François Macaire qui affirme avoir, pour des raisons de sécurité, voulu « faire vite ».

Frédéric Delâge
Dans leur presse de ce jour

Publié dans Habiter le désert...

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vilain matou 21/06/2011 13:39



Vu l'objectivité de l'article il est etonnant que la presse officielle qui relaie la boue usée des lieux communs ne soit pas accepté en ce lieux ^^


le qualificatif de journaflic semble plus que merité pour ce laquais des puissant qui as commis ce torchon !