Un haut-gradé accusé de génocide, à la tête des troupes néocoloniales BBR au Sénégal...

Publié le par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com

 

Après la "reprise en main" musclée de la Côte d'Ivoire en avril, le mouvement de contestation populaire qui a ébranlé en juin le laquais et protégé Abdoulaye WADE (qui voulait instaurer un pouvoir héréditaire) pousse l'impérialisme francouille à déployer sa "prévention stratégique" tout azimut.

A la légitime résistance des masses contre la domination françafricaine et ses garde-chiourmes (là où il y a oppression, il y a résistance !), s'ajoutent des préoccupations d'ordre "géostratégique" (inter-impérialiste) : après 15 ans à lutter contre les visées US sur le continent (dans les Grands Lacs, au Libéria et en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire...), l'impérialisme bleu-blanc-rouge est maintenant confronté à la montée en puissance des "BRICS" (cartel de grands capitalistes russes (R), chinois (C), brésiliens (B), indiens (I) et sud-africains (S), et de leurs Etats respectifs, pour tenter de briser la domination mondiale de la "Triade" Amérique du Nord - Europe de l'Ouest - Japon) et au développement des "relations Sud-Sud"... La crise mondiale aiguise les mille et uns appétits capitalistes de la planète et la compétition entre eux, en même temps qu'il développe la poussée objective libératrice des masses (auxquelles manque encore le facteur subjectif : les Partis communistes et leur Internationale), annonçant (si nous n'y sommes déjà, sous forme "non-déclarée") une nouvelle guerre impérialiste mondiale.

Voici un article des Jeunes Communistes (pour répondre par avance aux critiques des critiqueurs professionnels : vous préfèreriez pas d'info du tout ?) :

 

La France sécurise ses intérêts impérialistes au Sénégal

 

Le mouvement Jeunes Communistes de France est inquiet par rapport aux actions réactionnaires et anti-démocratiques que peuvent prendre le clan Wade après le revers populaire qu’il a connu. En effet, le peuple sénégalais, avec à l’avant-garde sa jeunesse, a rejeté massivement la volonté de modification de la constitution par le clan Wade qui prévoyait de reconduire Abdoulaye Wade comme président et son fils, Karim, comme vice-président en obtenant moins de 25% des suffrages.
Face à ce mouvement populaire, le gouvernement sénégalais, d’après plusieurs sources, font appel aux actions les plus réactionnaires pour tenter de stigmatiser et de réduire en poussière l’opposition. Après la déroute du Parti Démocratique du Sénégal (PDS) le 23 juin 2011, Karim Wade a sollicité l’Elysée en contactant Robert Bourgi, le M. Francafrique du Président Sarkozy, pour que la France fasse intervenir les 1200 soldats français présents sur le territoire sénégalais.
Officiellement la réponse de la France fut négative en indiquant que les ressortissants français n’étaient pas en danger. Malgré tout, au vue de l’attitude guerrière de notre président et pour conforter les intérêts des puissances financières, il y a lieu de s’inquiéter dans les vélléités impérialistes de la France dans toute l’Afrique de l’Ouest et de son imposition à renforcer son contrôle (Côte d’Ivoire, Mauritanie, Guinée, Burkina Faso, Maroc, etc.).
Ce contexte ne peut être déconnecté des prises de conscience de ces populations à plus de liberté, d’égalité, de dignité et d’autonomie, mais aussi de l’émergence de pays comme la Chine, l’Inde ou l’Amérique Latine. La nomination de Ouattara en Côte de d’Ivoire et l’attitude de l’armée française est un des premiers signe de cette stratégie de renforcement. Tout cela n’a qu’un seul but, conforter les positions des grandes multinationales et le contrôle des matières premières aux mains des capitalistes.
En s’interressant plus précisement au Sénégal, Nicolas Sarkozy vient de nommer à la tête du contingeant français, le Général Saint Quentin, une sorte de préfet de la Francafrique. Ce Général a démontré par le passé ces actes sanguinaires à réprimer toutes émergences populaires et démocratique mais aussi à manipuler les populations entre elles. Cet homme est le « présumé génocidaire » du massacre au Rwanda, celui là même où la France refuse de le présenter devant le « Tribunal Pénal International », pour des faits corroborés dans un rapport de l’ONU. Le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) comprend bien les enjeux qui se jouent et a adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy (http://cinquieme-congres-du-pit-sen...).
Le soutien appuyé des jeunes communistes français envers l’UJDAN et le PIT n’est pas seulement le rapprochement entre des organisations progressistes mais un lien stratégique et durable pour contrer l’impérialisme et le nationalisme. C’est pourquoi il nous apparaît necessaire de renforcer ces liens. L’UJDAN et le PIT font apparaître un espoir de voir émerger des forces populaires révolutionnaire et démocratique dans cette région.
L’expèrience récente du BENNO SIGGIL et du M23 (sorte de front populaire) avec la participation active de l’UJDAN et du PIT montrent leurs capacités de rassemblement à l’intérieur du Sénégal mais aussi au delà de leur frontières en essayent de reconstruire un lien avec d’autres forces progressistes dans cette région non sans difficulté. Le MJCF réitère son soutien fraternel au mouvement populaire sénégalais et aux organisations sœurs que sont l’UJDAN et le PIT pour la démocratie, le développement productif, les services publics et la justice sociale.
Nous condamnons fermement toute intrusion potentielle de la France pour soutenir les actions anti-démocratiques du clan Wade et du PDS qui vont à l’encontre du mouvement populaire sénégalais. La connivence de Sarkozy avec le clan Wade (cf http://www.youtube.com/watch?v=3bSL...) est un signe du néocolonialisme encore existant, le MJCF combat et combattra toujours les forces qui vont à l’encontre du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !


Et voici la lettre ouverte du Parti de l'Indépendance et du Travail :

Lettre Ouverte à Nicolas SARKOZY, Président de la République Française

 

Monsieur le Président : Que veut faire Votre Gouvernement au Sénégal ?

 

Monsieur le Président, Vous venez d’envoyer au Sénégal le Général Saint Quentin,  « présumé génocidaire au Rwanda », que la France refuse de présenter devant le « Tribunal Pénal International sur le Rwanda » qui l’a convoqué à plusieurs reprises pour l’entendre sur les faits graves qui lui sont reprochés dans le «  Rapport de l’ONU sur le Rwanda ».

 Le Général Saint Quentin vient, dans notre pays, pour prendre le Commandement de ce qui reste, au Sénégal, des troupes françaises, rebaptisées «  Eléments Français au Sénégal » (EFS).

Vous comprenez dès lors, Monsieur le Président, qu’il soit légitime de vous interroger sur les raisons d’un tel choix, dans un contexte pré électoral au Sénégal, marqué par la «  stratégie de chaos » de Wade, qui veut à tout prix imposer sa candidature inconstitutionnelle pour un 3ème mandat, en vue  de mettre en œuvre son plan de dévolution monarchique du pouvoir à son fils.

Du reste, il se dit que Vous avez, jusqu’à récemment, soutenu ce projet et même tenté  de le « vendre » à OBAMA, de la manière que l’on sait …

Toujours est-il,  que l’envoi de ce  Général « présumé génocidaire »  à Dakar fait suite à la demande de Votre Ambassadeur à Dakar, qu’il a adressée à l’Opposition sénégalaise, de « permettre à Wade de briguer un 3ème mandat », en violation flagrante de notre Constitution et de la déclaration fracassante de Votre Ministre, chargé de la Coopération,  soutenant que «  c’est au peuple Sénégalais de résoudre cette question de candidature » !

Cette attitude de Votre Gouvernement sur la question du 3ème mandat de Wade,  disqualifie d’office le Conseil Constitutionnel du Sénégal, qui vient pourtant  d’achever une mission de concertation avec son homologue français à Paris.

L’on devrait donc s’attendre, en suivant Votre logique, à ce que le Conseil Constitutionnel du Sénégal se « déclare incompétent », pour permettre au peuple  sénégalais de trancher la question !

Or, notre Peuple ne la trancherait que dans  la « Rue »,  précisément parce qu’il serait ridicule d’organiser un référendum sur la question, à sept mois des élections présidentielles auxquelles Wade veut se présenter.

Encore une fois, ce qui précède autorise à se demander  si le Gouvernement français a  déjà pris fait et cause pour la « stratégie de chaos » de conservation du pouvoir de Wade, même si Vous  semblez, personnellement ne plus soutenir son projet de succession monarchique au profit de son fils biologique.

C’est donc à cette confrontation majeure avec le peuple, que  Wade se prépare, même s’il  déclarait récemment, par pure démagogie, qu’il se conformerait aux décisions du Conseil Constitutionnel, dont les Autorités Françaises attendent qu’il se  déclare « incompétent ».

Cependant, tout en demandant, par pur esprit de propagande,  à l’opposition,  de s’en remettre au Conseil Constitutionnel, Abdoulaye Wade peaufine en même temps sa « stratégie de chaos » et mobilise publiquement des nervis pour se préparer à imposer sa candidature dans la « Rue »,  le cas échéant.

En envoyant un Général « présumé génocidaire » à Dakar, dans un tel contexte, vous émettez un signal fort et sans équivoque de votre soutien à cette stratégie de Wade !

Ainsi, les conditions vont donc être réunies, pour rééditer au Sénégal, la tragédie du peuple de Côte d’Ivoire.

En effet, nous ne pouvons jamais oublier  que la crise en Côte d’Ivoire a eu pour origine la question de « l’inconstitutionnalité de la candidature de OUATTARA » que BEDIE, appuyé par la France sous CHIRAC, avait fait adopter par référendum à son peuple.

Le caractère ouvertement « ethniciste »  et réactionnaire de cette Constitution, n’avait pas empêché la France, sans hésitation aucune, d’appuyer BEDIE pour  lui  permettre d’écarter OUATTARA, plongeant ainsi ce peuple dans une décennie de tragédie innommable.

Aujourd’hui, et vous le savez bien, l’inconstitutionnalité de la candidature de Wade à un 3ième  mandat résulte de considérations fondamentalement démocratiques, inscrites dans la Constitution de notre pays, en phase avec l’évolution du monde moderne vers le progrès du genre humain.

Paradoxalement, la France dont le Gouvernement mène une guerre contre la Lybie au nom de la Démocratie, de la Liberté et de l’Etat de Droit,  soutient Wade dans son refus de se conformer à cette Constitution, et semble s’inscrire, ouvertement, dans sa stratégie pour imposer sa candidature au peuple dans la « Rue » !

Ainsi, les risques d’ « ivoirisation » du Sénégal sont énormes et ne peuvent, par conséquent être conjurés  que par une puissante campagne d’information sur ce drame qui se trame contre notre peuple.

Nous sommes décidés de faire porter cette campagne, dans le pays et dans la Diaspora, par un vaste rassemblement de toutes les Forces Vives de notre Nation qui sont  prêtes à faire face à la forfaiture que prépare Wade.

C’est  d’ailleurs de cette manière  que l’on a pu obliger Votre Gouvernement, le 23 Juin 2011,  à prendre acte de la volonté du peuple Sénégalais qui, ce jour là, dans la « Rue »,  avait  rejeté, sans ambigüité, le projet de Wade de  transmission monarchique du pouvoir à son fils biologique.

C’est dans  cette perspective que nous exigeons le départ immédiat  du Sénégal, de ce Général « présumé génocidaire », et la fin de toutes Vos immixtions dans les affaires politiques intérieures de notre pays.

Car, ce n’est pas à la France de décider du choix de qui va gouverner demain le Sénégal, mais bien notre  peuple dans le respect  strict des dispositions de la Constitution qu’il s’est donnée.

Cinquante ans après les Indépendances africaines, les Patriotes, Démocrates et Républicains sénégalais ne sauraient plus  tolérer de voir leur pays réduit en succursale  ou filiale des Entreprises Françaises du CAC 40.  Pas plus qu’ils ne peuvent accepter que les dirigeants de leur Etat soient  choisis par des officines au service du  Gouvernement Français.

Plus vite Vous et Votre Gouvernement  comprendrez ce tournant historique dans les relations entre nos Etats, davantage sera fraternelle et mutuellement bénéfique la coopération entre nos deux pays et nos deux peuples.

C’est dans la paix et la stabilité qu’une telle coopération se construit et non dans le chaos et dans la tragédie, comme en atteste éloquemment la Côte d’Ivoire, après plus d’une décennie de guerre civile dans laquelle, la France était partie prenante du début jusqu’à son épilogue tragique  récent.

Dans le même temps, nous attirons l’attention  du Conseil de Sécurité de l’ONU,  des Autorités de l’Union Européenne, et de l’Union Africaine, sur la responsabilité pleine et entière de Votre Gouvernement, dans la tragédie que Wade est entrain de planifier contre le peuple Sénégalais, et que Vous et Vos services êtes activement et publiquement entrain d’appuyer.

 Du fait de leur responsabilité dans le maintien de la paix et de la sécurité des peuples dans le monde, ces Institutions sont interpelées, pour éviter que le Sénégal ne plonge dans l’horreur, avant qu’elles ne soient  contraintes à agir en « sapeurs pompiers » pour mettre notre peuple sous tutelle, sous prétexte de sauver des vies.

Elles doivent peser de tout leur poids, dès maintenant, pour empêcher le Gouvernent de la France de parrainer une nouvelle tragédie au Sénégal, après celles de la Côte d’Ivoire et de la Lybie.

C’est cela aussi que nous attendons des authentiques amis français du Sénégal, qui sont soucieux des récents développements de Votre politique envers notre pays et qui tiennent à  bâtir avec nous de solides relations de coopération entre nos peuples, dans  le cadre de nos valeurs partagées  d’indépendance nationale, de liberté,  d’égalité , de démocratie et de fraternité.

Le Sénégal ne saurait être  ni la Côte d’Ivoire, encore moins la Lybie.

Votre Gouvernement ne devrait jamais l’oublier et devrait, dès maintenant, en tirer toutes les conséquences avant qu’il ne soit trop tard.

Le Secrétariat du Comité Central

Fait à Dakar le 9 Août

 

 

Certes, on pourra toujours dire que ces sources sont "révisios" ou réformistes (notamment l'appel du PIT aux "institutions internationales")... Mais le scandale, c'est qu'il n'y ait qu'eux qui en parlent !

 

La Françafrique est le SECRET DE L'IMPUISSANCE du prolétariat d'Hexagone !

 

LE DEVOIR DE TOUT COMMUNISTE EST DE LA COMBATTRE SANS MERCI !

 

AfricaFistZm

 

lu sur servir le peuple

Publié dans de part le monde

Commenter cet article