Lundi 16 juillet 2012
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Note de nidieuxnimaitrenpoitou : dans cet article de marianne on evoque le
dernier bouquin de john king sans preciser son orientation libertaire
et son profond attachement à la jeunesse issu de la classe ouvrière anglaise qui l'a conduit à ecrire ses precedents ouvrages
...
On les croyait tombés dans les oubliettes de l’histoire, balayés par la grande vague électro qui semblait s’être imposée à tous les adolescents depuis les années
90. On se trompait : à l’orée du troisième millénaire, les skinheads ont refait surface.
(L'ancien skinhead Byron Widner - Jae C. Hong/AP/SIPA)
C’est ce qu’affirme le romancier anglais John King qui, après les hooligans (Football factory) et les punks (Human punk), poursuit son
exploration de la classe ouvrière britannique dans un roman coup de poing tout simplement baptisé Skinheads.
Le cheveu passé à la tondeuse, les pieds chaussés de Doc Martens coquées et la tête farcie de slogans nationalistes, les «skins» sont à nouveau prêts à
en découdre contre «les Pakis, les Métèques et les Bougnoules» et, d’une manière générale, «tous ces assistés qui pompent les allocs et les impôts des
travailleurs».
A travers trois générations de skinheads, John King dresse un portrait au vitriol d’une classe populaire ravagée par le chômage, terrifiée par la concurrence des
travailleurs immigrés, obnubilée par «l’establishment qui méprise le blanc de base » et persuadée que l’Union Européenne a pour ambition de « détruire les valeurs de
l’Union Jack». Trempant sa plume dans la Guinness éventée et dynamitant la syntaxe, John King signe un grand roman naturaliste qui décortique les raisons sociales de la montée de l’extrême
droite en Europe - sans jamais chercher à la justifier. Un exercice salutaire en ces temps troublés.
Skinheads, John King, Au Diable Vauvert, 388 p., 22 €
Par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com
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Publié dans : témoignage et histoire
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