Greenpeace : Tchernobyl Fukushima... Et Civaux ?

Publié le par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com

Les militants antinucléaires ont tenu un stand et déambulé dans les allées du marché des Couronneries à Poitiers pour dire '' stop au nucléaire ''.

Une cinquantaine de personnes ont déambulé aux Couronneries. Une cinquantaine de personnes ont déambulé aux Couronneries. 
- (Photo Patrick Lavaud)

Ils fustigent le nucléaire civil et militaire. Ils « commémorent » l'accident survenu à Tchernobyl il y a 25 ans.

Ils mettent en avant la règle des trois « E » :

Économie énergétique, Efficacité énergétique et Énergies renouvelables à développer.

Ils manifestent sur le marché des Couronneries, le plus « peuplé » de Poitiers.

 

Les militants de Greenpeace et du collectif des antinucléaires de la Vienne

estiment que les dangers liés aux centrales nucléaires ne sont pas réservés qu'à certains pays.

C'est avant tout pour informer, plus que pour rallier à leur cause,

que les militants des associations regroupées en collectif (*) ont scandé : « Le nucléaire sûr n'existe pas ! ».

Mixte énergétique

Damien Ladiré, coordinateur Greenpeace à Poitiers, précise que depuis la catastrophe au Japon,

et les retombées de Fukushima, les demandes d'informations affluent

 

. D'autant plus, qu' « au niveau local, nous avons la centrale de Civaux.

Même si elle est récente, elle comporte autant de risques qu'une autre

. A Greenpeace, nous demandons un moratoire sur l' EPR [N.D.L.R. : réacteur nucléaire de troisième génération]  

et une sortie progressive du nucléaire.Mais aussi l'arrêt du chantier de Flamenville et du projet d'EPR à Penly.

Et surtout l'arrêt des exploitations à risque.

Nous n'avons pas tiré les leçons de Tchernobyl.

La démarche pour sortir du nucléaire doit commencer maintenant.

Nous interpellons EDF, Areva et le gouvernement, mais les élus et surtout les collectivités locales ont leur rôle à jouer

et doivent participer à cette dynamique de création de mixtes énergétiques (éolien, solaire...) et de circuits courts. »

 

Et pour tordre le cou à certaines idées reçues, Damien Ladiré insiste :

« L'électricité, majoritairement issue des centrales, ne représente que 16 % de nos besoins énergétiques en France. L'uranium est une ressource qui s'épuise et surtout qui ne garantit pas l'autonomie d'un pays. »

(*) Collectif de la Vienne : Alternatifs, Amis de la Terre, CNT, Npa 86, Réseau Sortir du nucléaire, l'ACEVE, Solidaire, UFC Que Choisir, Europe Écologie les Verts, Vienne nature.

M.-L. A.

Publié dans antinuk

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