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tandis qu'un " entil etudiant" réclamme 10 000 euros pour une glace jettéé au visage,
une jeune fille se tape la honte dans son bahut parce que ses parents n'ont pas les moyens d'honorer les frais de son internat et cantine.
No comment.
Poitiers . La serveuse de KFC lui avait jeté une glace au visage. Un étudiant réclame 10.000 E en justice pour son préjudice moral et physique !
Voilà une histoire, révélée hier matin par RTL, qui jette un froid. En décembre dernier, Julio, un étudiant poitevin d'origine péruvienne de 28 ans se rend avec sa femme Virginie chez KFC à Poitiers.
Le couple commande, mais la serveuse se trompe. Monsieur le lui fait savoir, la serveuse le prend mal. Le client dem ande alors à s'entretenir avec un responsable du magasin.
La serveuse jette en direction de Julio un dessert glacé présenté dans
une sorte
de ballon en plastique. La « kream ball » atteint sa cible en plein visage. Le client est légèrement blessé et surtout très énervé.
Le crime de la « kream ball » se résume alors à une légère coupure au visage et à un costume de mariage flingué. L'incident n'est pas resté sans suites
puisque l'étudiant en master de commerce vient de décider de saisir la justice après des démarches restées
vaines (lire ci-dessous).
C'est cette petite douceur sucrée et glacée
que la serveuse a lancée sur le client. -
« Le service consommateur lui avait présenté ses excuses pour ce geste regrettable qui est un geste isolé mais qui ne peut pas être toléré. La personne
en question a été licenciée, elle n'a pas contesté aux prud'hommes », nous indique l'agence Élan en charge de la communication de KFC France. Depuis décembre, les échanges se sont
poursuivis, sans succès. « Des propositions de dédommagement ont été faites, elles n'ont pas été acceptées », précise l'agence Élan.
Lundi, la chaîne de restauration rapide a reçu une assignation en justice devant le tribunal de grande instance de Nanterre. L'étudiant en stage à Londres réclame la somme non négligeable de 10.000 € pour son préjudice moral et financier.
Il se plaint en effet d'otites et de douleurs à la mâchoire. Le dessert glacé présenté dans une boule en plastique avec une petite cuillère du même métal a-t-il
pu provoquer de tels dégâts ?
La justice est saisie en référé de cette procédure civile. Le 20 juin prochain, elle dira si elle accepte de désigner un expert médical pour évaluer la
réalité du préjudice physique et moral puis pour le chiffrer.
" Je ne cherche pas de l'argent, ils auraient dû s'excuser tout de suite "
Julio ne décolère pas. Et ce qui le fait bondir, c'est l'attitude de la chaîne de restauration.
« Cette personne n'a pas été professionnelle quand on lui a fait des remarques. Il y a eu plusieurs remarques à la suite. Après on avait pris du
retard, elle ne voulait pas qu'on paye avec la carte. Il n'y a pas vraiment eu d'altercation. Elle a pris un dessert qui sortait de la machine, elle a reculé et elle a tiré. Je l'ai reçu sur le
côté, au niveau de l'oreille.
C'est quand même particulièrement humiliant comme situation. J'ai appelé KFC plusieurs fois, j'ai demandé une lettre d'excuses, je n'ai jamais rien eu. Ils
n'ont pas voulu. Ils l'ont juste fait par téléphone. Après des mois comme ça, toujours rien, j'ai décidé d'entamer une procédure. »
Et l'étudiant ne choisit par n'importe qui. Il contacte Me Emmanuel Ludot, un avocat de Reims qui s'est fait une spécialité de contentieux
très médiatisé. En janvier dernier, il défendait un retraité ayant trouvé une lame de cutter dans une boîte de conserve William Saurin !
Pourquoi demander autant d'argent pour cet incident, certes anormal, mais qui n'est pas non plus d'une gravité extrême ? « Je ne cherche pas de
l'argent », assure Julio.
« Ils auraient dû s'excuser tout de suite, c'est tout ! J'aurais reçu un courrier, on en serait resté là. Là, même si je n'ai que 1 €, je serai content, car
ça restera comme une tâche sur leur image. Si ces sociétés vivent, c'est grâce à leurs clients. On ne peut pas les traiter comme ça. Mais ça, visiblement, ils ne l'ont pas compris. Quand je les
appelais, ils me disaient : " Il faut descendre de votre nuage ! " C'est une manière de s'excuser auprès des clients ? C'est pour cela que j'ai décidé de les attaquer. »
lu dans leur presse
, la nouvelle raie publique
pendant ce temps la dans le monde reel :
Ses parents n’ont pas réglé la facture du trimestre dernier. Une lycéenne en bac pro paysagiste a été sommée de quitter l’internat et la cantine du lycée horticole de Niort.
C'est humiliant. Lorsque je suis allée récupérer mes affaires à l'internat, il y a deux jours, tout le monde a été au courant de ma situation. Moi, je n'avais jam ais raconté, sauf à mes amis les plus proches, les très grandes difficultés financières de mes parents. Aurore * aura 19 ans en août prochain. Depuis quatre ans, elle fréquente le lycée horticole de Niort. Elle y est interne, y est plutôt bien notée. Cette année elle va passer son bac pro de paysagiste. « Je sais que la facture du dernier trimestre n'a pas été réglée. A plusieurs reprises, on m'a fait passer des courriers pour mes parents. Mais, à trois semaines de mes examens, le fait d'être privée d'internat et de cantine est très difficile pour moi. Plusieurs amis m'ont téléphoné pour me dire qu'ils constituaient une cagnotte, d'autres pour me dire qu'ils pourront m'héberger quelques jours, d'autres qu'ils pourront me prendre pour faire la route matin et soir. Quoi qu'il en soit, je ne termine pas ma scolarité de manière sereine. »
Dialogue rompu avec la maman
« Mon mari a perdu son emploi en 2010. Nous sommes en commission de surendettement. Nous avons deux autres enfants à charge. Avant nous avons toujours payé la pension de notre fille. L'an passé, la facture du lycée horticole est passée dans la commission. Cette année, c'est très dur, je me suis engagée à payer 50 euros quand je pouvais. C'est vrai que je n'ai pu le faire régulièrement » explique la mère d'Aurore. Furieuse de voir sa fille exclue, le ton est monté avec le proviseur de lycée, Fabrice Henri, qui a admis « que le dialogue avec la mère était rompu. Et qu'il assume la décision prise à l'encontre de la lycéenne. La mère assure qu'il n'y a eu de négociation possible.
Une allégation qui a fait sortir le directeur de l'établissement, Jean-Michel Bobineau. « Nous avons eu plusieurs fois des discussions avec cette famille. J'ai demandé certains documents afin de constituer un dossier pour que la dette soit prise en charge par le fonds social régional. Pour une raison que j'ignore, elle s'y refuse. Nous avons eu l'impression qu'il y avait de la mauvaise volonté de la part de ces parents. Nous allons voir Aurore mardi prochain et je m'engage à trouver une situation favorable à cette situation. » Mis au courant de la situation, Serge Morin, vice-président de la Région, a précisé que « la lycéenne étant majeure, elle aura à ce titre des aides de la Région pour terminer ses études. » Marc Fischer, directeur général adjoint en charge de l'éducation et de la formation au conseil régional a ajouté qu'il reconfirmerait aux établissements, la possibilité de mobiliser les fonds pour que la lycéenne termine son année dans les meilleures conditions. Aurore devrait donc pouvoir retourner en pension au lycée dès la semaine prochaine. Et passer ses examens en toute quiétude.
* Le prénom de la jeune fille a été changé.
lu dans leur presse, la nouvelle raie publique
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