Baylet, candidat à la primaire, renvoyé devant le tribunal

Publié le par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com

Jean-Michel Baylet à Rue89, août 2011 (Audrey Cerdan/Rue89).

Selon le quotidien Sud Ouest, Jean-Michel Baylet, le candidat du Parti radical de gauche (PRG) à la primaire socialiste, s'est vu notifier le 21 septembre son renvoi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour favoritisme, et plus précisément pour « octroi d'avantages injustifiés ».

Le parquet de Bordeaux fait appel de cette décision, a indiqué son avocat Me Jean-Yves Dupeux, laissant par ailleurs entendre que son client était victime d'une une opération politique, visant à le déstabiliser pendant sa campagne.

Si le parquet a fait appel, c'est en raison d'une erreur technique dans l'ordonnance du juge d'instruction, a précisé Me Dupeux. Le juge Jean-Michel Gentil (qui instruit par ailleurs les affaires Bettencourt) parle en effet dans son ordonnance d'un délit de « prise illégale d'intérêts » qui n'est pas reproché au leader radical par le parquet.

Rue89 avait révélé le 31 août que le candidat à la primaire avait été mis en examen depuis 2009 pour cette possible infraction au code des marchés publics, dans une affaire concernant la gestion du département du Tarn-et-Garonne, qu'il préside.

L'affaire porte sur un contrat passé par le conseil général de Baylet pour la réalisation d'une partie de son magazine institutionnel, auprès d'une agence de communication, Hima Com, dont la Dépêche du midi de Baylet, mais aussi une société appartenant à son épouse et à son fils aîné, sont actionnaires minoritaires.

Au PS : « Cette question ne nous regarde ni de près, ni de loin »

Nous avions alors interrogé l'avocat Me Jean-Pierre Mignard, porte-parole de la Haute autorité chargée de superviser le scrutin de la primaire, sur la conduite à tenir en cas de mise en examen d'un des candidats à la primaire. Il avait répondu que ce cas de figure ne faisait pas partie des compétences de la Haute autorité, chargée de « veiller au respect de la charte éthique », de « contrôler la validité du scrutin » et d'assurer « le respect des droits des électeurs » :

« Cette question ne nous regarde ni de près, ni de loin. Elle ne regarde pas non plus le PS, qui n'a pas vocation à intervenir dans le fonctionnement de l'autre parti organisant la primaire. Elle regarde donc Jean-Michel Baylet lui-même, son parti, et, au final, les électeurs de la primaire. »

Jean-Michel Baylet, président du PRG, est le co-organisateur de la primaire avec le PS.

Jean-Michel Baylet, qui est présumé innocent, a d'abord nié être mis en examen ; puis il a déclaré qu'il avait oublié qu'il avait été mis en examen, tout en minimisant les faits reprochés : « On parle donc d'un montant de 800 euros… » Enfin, il est resté silencieux quand l'ordonnance de renvoi a été notifiée le 21 septembre.

Photo : Jean-Michel Baylet à Rue89, août 2011 (Audrey Cerdan/Rue89).


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