Ah si Marie avait connu l’avortement… … on n’aurait pas tous ces emmerdements !

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Tract d’appel au rassemblement contre les intégristes cathos, et pour les droits des femmes, samedi 19 novembre
Posted on 14/11/2011 by Pavillon Noir

Ah si Marie avait connu l’avortement…
… on n’aurait pas tous ces emmerdements !


Rassemblement contre les cathos intégristes anti-IVG et pour les droits des femmes
Poitiers, samedi 19 novembre à 14h30, parvis de notre-Dame

Les forces réactionnaires, de la droite sécuritaire aux lobbies catho-intégristes, fourbissent leurs armes. Politiques liberticides, rassemblements tapageux d’intégristes cathos contre la liberté d’expression, matraquage du « rôle des religions » sur la place publique, fachos et intégristes cathos sont main dans la main… Les rassemblements et prières publiques anti-IVG se multiplient sous l’œil bienveillant des forces de “ l’ordre ”. Différents groupes obscurantistes, dont l’association SOS tout-petits et son président Xavier Dor (qui n’hésite pas à comparer avortement et génocide et qui a été condamné à plusieurs reprises pour entrave à L’IVG), mènent encore campagne cette année contre le droit des femmes à disposer librement de leurs corps, tout en persiflant contre les homosexuelLEs. Un de nos compagnons militants, homosexuel et séropositif, a même été tabassé par l’un de leurs nervis en 2004 à Paris, alors qu’il défendait le droit à l’IVG.

Un droit acquis par la lutte : l’avortement n’est autorisé en France que depuis 36 ans. 200 000 avortements y ont encore lieu chaque année, ce qui témoigne toujours du manque d’information sur la contraception. Précédemment, l’IVG était considéré comme un crime, ce qui provoquait des milliers de décès dus à des avortements réalisés clandestinement dans des conditions dangereuses. Aujourd’hui encore dans le monde, près d’une femme meurt des suites d’un avortement clandestin toutes les 7 minutes. Dès la fin du XIXème siècle, les anarchistes ont multiplié brochures et conférences sur l’éducation sexuelle, sur la contraception, l’amour libre. Dans les actes, ils et elles pratiquaient eux-elles mêmes des vasectomies et des avortements, ce qui provoqua bien souvent une répression par les tenants de l’ordre moral. Ce droit, imposé par des décennies de luttes, est aujourd’hui remis en question par le démantèlement du service public de santé par la politique antisociale du gouvernement. Il est de plus en plus difficile d’avoir un accès réel à l’IVG par le manque d’informations, d’hôpitaux et de médecins pratiquant cet acte.

Le contrôle des naissances est un droit inaliénable : aujourd’hui, nous sommes nombreux, hommes et femmes, a avoir fait le choix de vivre notre sexualité en toute liberté tout en contrôlant notre parentalité et éventuellement, si tel est notre désir, de ne pas procréer. Ce choix nous apparaît comme une évidence tant les conditions dans lesquelles sont tenues l’immense majorité des femmes dans le monde, l’absence de planning familial, de moyens contraceptifs, le poids insupportable de la morale religieuse et du sexisme, génèrent familles nombreuses et misérables, le plus souvent dans les classes défavorisées. Nous proclamons le droit pour chaque individu, hommes ou femmes, de disposer de sa vie et de son corps tel que bon lui semble. L’augmentation démographique ne se confronte pas tant à une limite réelle des ressources naturelles, qu’au fait qu’elles soient accaparées par une poignée de riches. Nous savons bien que le système capitaliste, étatique, patriarcal et religieux lutte activement contre le contrôle des naissances (information, contraception, IVG…), car il dépend de cette croissance exponentielle des populations, de leur mise en concurrence par le maintien délibéré de la misère.

L’anticléricalisme et la lutte antireligieuse demeurent une nécessité. Que ceux qui les jugent désuets regardent en France et ailleurs. Certes la calotte paraît moins puissante en France, elle a perdu de sa superbe, semble moins influencer la vie quotidienne, mais il faut creuser un peu. Pas un comité éthique où elle n’ait sa place et son mot à dire. A chaque problème dit sociétal, sont consultés curés, pasteurs, rabbins, imams et autres gourous. Et écoutés. Trop souvent leurs avis sont relayés par les gouvernements. Dernière pression en date, l’appel à retirer des manuels de SVT l’enseignement du genre. Inutile l’anticléricalisme ? Sans quitter l’Europe, l’Eglise impose encore sa morale archaïque au Portugal, en Irlande ou en Pologne : l’IVG reste interdite dans ces deux derniers pays, et dans d’autres, la multiplication de mesures restrictives aboutit presque au même résultat. Une grande partie des services de santé en Afrique est tenue par les missions chrétiennes : on mesure les conséquences dramatiques de leur influence avec la progression de la pandémie du sida. Dépassé l’anticléricalisme ? Vu ce qui se passe dans les Amériques, entre les fondamentalistes protestants du Nord, et les cathos intégristes du Sud excommuniant une gamine de neuf ans violée parce qu’elle a avorté ?

Aujourd’hui comme toujours, ici comme dans le monde entier, luttons pour la contraception et l’avortement libres, gratuits et accessibles. Nous ne laisserons pas ces droits être remis en cause par les capitalistes et les curetons. Pour une société garantissant le droit aux femmes d’interrompre leur grossesse, par un projet anarchiste d’égalité sociale et économique, fédéraliste et internationaliste !

 

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