A la cantine scolaire de Ruffec, les parents en retard de paiement ne seront plus pointés du doigt

Publié le par nidieuxnimaitrenpoitou.over-blog.com

 

 

Le maire de cette commune de Charente reconnaît que son système stigmatisant les mauvais payeurs n'était «pas très heureux».

Le maire DVG de Ruffec (Charente) a décidé de modifier un système d’écran numérique installé dans les cantines scolaires de la communauté de communes, permettant d’identifier les familles en retard de paiement, qui avait provoqué l’indignation des parents d’élèves, a-t-il indiqué mardi.

Ce système d’écran numérique, mis en place dans cinq écoles des environs de Ruffec, associe le nom de chaque élève à un ours de couleur verte si la cantine a été payée, bleue si le compte est proche de zéro et rouge en cas de retard de paiement.

«Je veux bien admettre que ce ne soit pas très heureux. On va mettre une couleur uniforme, ce sera réglé», a indiqué à l’AFP Bernard Charbonneau, maire divers gauche de Ruffec et président de la communauté de communes.

Ce système, mis en place en janvier 2010, alors que «les impayés atteignaient 56.000 euros» selon le maire, avait été dénoncé par la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE) locale, qui pointait du doigt une stigmatisation des élèves.

«Une bonne décision»

«La suppression du code couleur est une bonne décision», estime José Dupuis, le président de la FCPE de Ruffec.

Le système mis en cause avait été «voté à l’unanimité des délégués communautaires» pour un montant d’«une dizaine de milliers d’euros», selon M. Charbonneau.

«Ce n’est pas un affichage, mais du matériel qui sert au personnel de service pour décompter les repas. Il se peut que les parents sollicitent un animateur pour lui demander où ils en sont», explique M. Charbonneau, qui avait lancé à la même époque une campagne de relance par lettres. «Il y avait 173 familles en situation irrégulière, puis 62 dix jours plus tard et 14 aujourd’hui», assure-t-il.

«Il y a dix à quinze familles qui se sont auto-exclues», lui répond M. Dupuis. «Les lettres de relance qu’ont reçues certains parents étaient assez violentes.» La FCPE de Ruffec a envoyé lundi soir une lettre ouverte à M. Charbonneau. «Nous lui faisons deux propositions: que le paiement se fasse en début de mois et que le quotient familial soit pris en compte dans la tarification des repas», explique M. Dupuis.

«Ces propositions seront examinées. Si on peut le faire, pourquoi pas», estime M. Charbonneau.

 

l'aberation

Commenter cet article